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Appel à communications

  DE LA SOCIETE DE L’INFORMATION VERS LES SOCIETES DU SAVOIR - Réseaux et communautés de savoir partagés

Mexico, 8-9-10 Juin 2009

Organisé conjointement par l’Université Nationale Autonome du Mexique et l’Université Robert Schuman de Strasbourg (France), le Colloque international De la société de l’information vers les sociétés du savoir poursuit les réflexions amorcées dans le cadre du Sommet mondial sur la société de l’information et lors des colloques de Brazzaville (R. Congo) et Kinshasa (RD. Congo) de 2006, de Jijel (Algérie) de 2008. Le rapport culture et communication repose sur des réseaux de connaissances. Ils sont le socle sur lequel se construisent les sociétés du savoir, concept qui est le résultat d’une réflexion sur le type de société idéale (Unesco 2005). La société des savoirs serait plus riche et favoriserait davantage l’autonomisation que la société de l’information. Dans les « sociétés du savoir », le modèle d’une économie globale comme paradigme d’organisation sociale à partir du développement et l’expansion des TIC présuppose l’existence de communautés et de réseaux sociaux pour l’accès au savoir. Mais, de quel(s) savoir(s) parle-t-on ? Quels en sont les modèles de référence, les modalités de partage, les logiques, les réseaux, les acteurs ? Quel est l’impact de la généralisation des TIC dans les universités ? Telles sont quelques-unes des questions qui ressortent des cinq axes retenus.

  • AXE 1. - POLITIQUES PUBLIQUES ET CONSTRUCTION DES SOCIETES DU SAVOIR La mise en place de politiques publiques pour la construction des sociétés des savoirs appelle une réflexion sur les modalités de mise en oeuvre et l’efficacité de ces politiques. Il apparaît, d’emblée, que tout en favorisant le développement de la créativité et des échanges, ces politiques s’inscrivent dans un contexte d’innovation économique dont les acteurs (pouvoirs publics, professionnels, internautes citoyens et/ou consommateurs) maîtrisent mal les nouvelles règles. Il s’agit ici de s’interroger sur l’élaboration et les usages sociaux des instruments de l’action publique. Dans le cadre du colloque, les études de cas, devront mettre en relief les politiques et les stratégies qui sous-tendent les projets et programmes d’enseignement et formation par les TIC.
  • AXE 2. - RÉSEAUX ET COMMUNAUTÉS DE PARTAGE (LES NOUVEAUX ESPACES DÉMOCRATIQUES D’ÉCHANGES DE SAVOIRS (WEB COLLABORATIF...) L’un des fondements de la société des savoirs est la mise en commun par la communauté humaine des expériences des individus qui la composent, c’est-à-dire le partage du savoir. Encore faudrait-il s’interroger sur les bénéficiaires de ce partage social et sur ses éventuelles limites. L’Internet a donné naissance à des communautés virtuelles d’apprenants, qui sont appelées à s’élargir et à se diversifier à tous les niveaux de l’éducation. Pour autant, ces communautés organisées en réseaux matériels et immatériels ne sont pas exempts de rapports de pouvoir générateurs d’inégalités. Comment l’organisation de ses communautés et réseaux contribue-t-elle à l’accès au savoir dans le système éducatif et dans les entreprises ? Quel est le rôle des professionnels de l’information dans cet espace en mutation. Le web 2.0, bouleverse-t-elle vraiment les pratiques d’enseignement et de recherche ?
  • AXE 3. - LOGIQUES, PRATIQUES ET CONTRAINTES SOCIO-ECONOMIQUES RELATIVES AU PARTAGE DES SAVOIRS L’usage des TIC dans l’éducation a conduit à une variété de modèles théoriques, méthodologiques et pratiques d’enseignement et d’apprentissage initial ou continu, scolaire, universitaire et professionnel. L’interactivité serait une caractéristique de ces nouveaux processus de communication du savoir. De quels retours d’expérience dispose-t-on concernant l’introduction des TIC dans l’éducation et le travail ? Quels changements peut-on observer dans la coopération interuniversitaire, la gouvernance des universités et des entreprises ? Il s’agit de prendre au sérieux la dimension matérielle des technologies d’une manière qui rompe tant avec la vision déterministe qu’avec les discours d’anticipation. Les différentes propositions d’analyse des dispositifs et des pratiques devront mettre en lumière les contraintes de nature sociale, économique, culturelle.
  • AXE 4. - DIVERSITE CULTURELLE, DISPOSITIFS TECHNOLOGIQUES ET PARTAGE DES SAVOIRS Adoptée en 2005 à l’UNESCO, la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles reconnaît le principe de la diversité culturelle comme patrimoine commun de l’humanité ainsi que l’égale dignité et le respect de toutes les cultures. S’inspirant de ces principes, le partage du savoir doit tenir compte du fait qu’il existe d’autres manières de penser, d’exister et de travailler que la manière anthropo-centrée et ratio-centrée moderne. Cette reconnaissance doit donner lieu à celle de la diversification des contenus, c’est-à-dire à la cohabitation des contenus : « classiques » (hégémoniques) et minoritaires, professionnels et académiques, théoriques et pratiques, locaux et autochtones... La fracture cognitive existe, mais elle n’est pas seulement cet écart entre les possédants et ceux qui ne possèdent pas. Elle réside aussi dans la façon dont les uns et les autres jugent ou accordent la valeur aux savoirs. L’idée est donc de considérer qu’il y a en dehors de la rationalité scientifique, d’autres rationalités, en dehors des savoirs théoriques, des savoirs pratiques même si la séparation entre les uns et les autres n’est pas aussi nette.
  • AXE 5. - INDUSTRIALISATION DE LA FORMATION, TELETRAVAIL ET ENSEIGNEMENT A DISTANCE Le modèle sous-jacent de l’économie mondiale dans la société de l’information a permis l’émergence de la commercialisation de l’immatériel, remettant en cause le partage ou l’échange des savoirs dans l’enseignement, la formation et le travail. De grandes institutions d’enseignement à distance ont vu le jour, non seulement dans les pays industrialisés, mais aussi dans les pays en développement. Le monde du travail voit apparaître des nouveaux outils qui, insidieusement, instaurent le télétravail comme norme de production, ce qui n’est pas sans conséquences sur la sauvegarde du capital cognitif de l’entreprise. Comment peut-on articuler ces pratiques avec ce qu’il est convenu d’appeler l’entreprise apprenante ? Les sociétés du savoir seront-elles plus fécondes en développant des « prêt-à-enseigner » valable pour tous les contextes éducatifs ? Quelles peuvent être les conséquences sociales et culturelles de l’industrialisation de la formation ? Peut-on considérer la connaissance comme une marchandise comme toutes les autres ?

Les propositions s’intégrant dans une démarche comparative seront particulièrement appréciées. Un ouvrage collectif rassemblant les meilleures contributions sera publié.

Modalités pratiques

  • Réception des propositions de communication : 5 janvier à l’adresse suivante colloque_unam@yahoo.fr
    4000 caractères, espace non compris, plan et bibliographie non compris + nom et adresses électronique et postale
  • Consignes scientifiques : préciser les références, théoriques, le corpus, la méthodologie...
  • Notification d’acceptation : 10 février 2009
  • Remise des textes définitifs (25 000 signes espaces non compris) : 15 avril 2009
  • Langues de communication du colloque : Espagnol, Anglais, Français.
  • Évaluation en double aveugle
  • Inscription Les frais d’inscription comprennent café et collation, les repas (midi et soir), traduction simultanées français-espagnol, espagnol-français, transport aeroport-hotel-colloque et activités culturelles :
    • 100 euros ou 1,500 pesos mexicains ou 150 dollars pour les enseignants-chercheurs
    • 70 euros ou 750 pesos mexicains ou 75 dollars pour les doctorants.
      Les frais de transport et de séjour sont à la charge des intervenants

Coordination

  • Alain KIYINDOU, Université Robert Schuman Strasbourg, France
  • Rocío AMADOR, Université Nationale Autonome de México, Mexique

Comité scientifique

  • Miguel De AGUILERA, Professeur à l’Université de Malaga, Espagne
  • France AUBIN, Professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières, Canada
  • Humberto Carrillo CALVET, Université Nationale Autonome de Mexico, Mexique
  • Carmen Perez FRAGOSO, Université de Baja California, Mexique
  • Anne-Marie LAULAN, Professeur émérite à l’Université de Bordeaux 3, France
  • Anne MAYERE, Professeur à l’Université de Toulouse 3, France
  • Pierre MOEGLIN, Professeur à l’Université de Paris 13, France
  • Widad MUSTAFA, Professeur à l’Université de Lille 3, France
  • Okoth Fred MUDHAI, Professeur à l’Université de Coventry, Grande Bretagne
  • Raúl Fuentes NAVARRO, Institut de Technologie et des études supérieures de l’Occident, Mexique
  • Maria Elena Chan NUÑEZ, Universidad de Guadalajara, Mexique
  • Jacques PERRIAULT, Professeur à l’Université de Paris 10 - Nanterre, France
  • Odile RIONDET, MCF HDR, Rectorat de Lyon, France
  • Dr. Enrique Ruiz VELASCO, Université Nationale Autonome de Mexico, Mexique.

Comité d’organisation

  • Shabnam VAEZI, Université François Rabelais de Tours, France
  • Rosa Elena GARCÍA ARGÜELLES, France

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Dans les archives :


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-  Assemblée générale d’UNIT
-  Opération « Usages des Tableaux Blancs Interactifs dans l’enseignement primaire »
-  CeCILL, la première licence française de logiciel libre
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